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<title>Last posts on leïla colombier</title>
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<name>Jean-Pierre Longre</name>
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<title>Les révélations du roman épistolaire</title>
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<updated>2026-07-31T15:51:55+02:00</updated>
<published>2026-07-31T15:51:55+02:00</published>
<summary>    Virgina Evans,  La Correspondante , traduit de l’anglais (États-Unis) par...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10.0pt; font-family: 'Verdana',sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6690787&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://jplongre.hautetfort.com/media/01/00/322458039.jpg&quot; alt=&quot;Roman, épistolaire, anglophone, Virgina Evans, Leïla Colombier, La Table Ronde, Jean-Pierre Longre&quot; width=&quot;158&quot; height=&quot;158&quot; /&gt;Virgina Evans, &lt;em&gt;La Correspondante&lt;/em&gt;, traduit de l’anglais (États-Unis) par Leïla Colombier, La Table Ronde, 2026&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10.0pt; font-family: 'Verdana',sans-serif;&quot;&gt;Sybil Van Antwerp, septuagénaire alerte mais à la vue vacillante, ancienne greffière de justice, divorcée, mère et grand-mère, a une particularité qui pourrait paraître saugrenue à l’époque des e-mails et des SMS&amp;nbsp;: elle écrit des lettres (manuscrites) et reçoit volontiers celles de ses correspondants. Cela depuis l’enfance&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;J’étais sérieuse, voire grave. Observatrice, méfiante. J’étais une sceptique. J’avais peu d’amis. Je lisais beaucoup de livres. Tout le temps. Ça, je m’en souviens. Et j’ai écrit plein de lettres quand j’étais enfant. Je trouvais ça plus facile que de parler&amp;nbsp;: ce qui est toujours le cas.&amp;nbsp;» Qui plus est, ses lettres se lisent aussi avec grand plaisir, car la plume vive, précise et même poétique de leur autrice donne une coloration particulière aux détails biographiques qu’elles révèlent. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10.0pt; font-family: 'Verdana',sans-serif;&quot;&gt;À mesure de la lecture, une personnalité plus qu’attachante se dévoile, au rythme en général serein, parfois fougueux, de l’écriture. Le mariage, les trois enfants, la terrible perte accidentelle d’un fils, le métier passionnant (qui lui vaut quelques inimitiés plus ou moins anonymes), les amitiés, les sentiments aux confins de l’amour, les découvertes faites à l’occasion d’un test ADN… et le soin quasiment littéraire de l’écriture&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;J’écris lentement. Une lettre peut me prendre une heure ou plus. Je ne me précipite pas. Je réfléchis à chaque phrase. Ma main ne se fatigue pas. Il ne faut pas se précipiter. Autrement, on écrit des choses qu’on ne pensait pas et l’on s’épuise. Il faut être patient pour formuler exactement ce que l’on pense, pour trouver le bon mot.&amp;nbsp;» Par précaution, elle n’hésite pas à faire des brouillons, car «&amp;nbsp;les mots, surtout écrits, sont immortels.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10.0pt; font-family: 'Verdana',sans-serif;&quot;&gt;Immortels, oui, mais pas irrémédiables. Les difficultés de communication avec sa fille, notamment, sont pour Sybil l’occasion de s’examiner elle-même plus sincèrement : « Quand je regarde ma vie en tant que mère j’ai un profond sentiment d’échec, et pourtant regarde-toi. Tu as une vie remplie et épanouie, tout comme ton frère. Fiona, je suis désolée de t’avoir tenue à distance de moi, de t’avoir appris à ne pas avoir besoin de moi. […] Je suis désolée de ne pas avoir fait mieux que ça. Je sais que tu ne me perçois que comme ta mère, mais je t’en prie, souviens-toi qu’à l’intérieur je suis aussi une fille comme une autre. » Et il y a, outre les lettres identifiées, des pages qui s’adressent à celui dont on saura le nom à la fin, des pages qui nous attachent encore plus profondément à cette « correspondante » d’une grande humanité. Incontestablement, le roman épistolaire est un magnifique moyen de percer les secrets de la vie, de ses forces et de ses faiblesses, de ses générosités et de ses âpretés, de ses doutes et de ses certitudes, avec autant de hardiesse que de délicatesse, de sincérité que d’émotion. Nous en avons ici une preuve remarquable. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10.0pt; font-family: 'Verdana',sans-serif;&quot;&gt;Jean-Pierre Longre&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10.0pt; font-family: 'Verdana',sans-serif;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.editionslatableronde.fr&quot;&gt;www.editionslatableronde.fr&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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